Covid-19 et hausse des prix de l’immobilier en France

Alors que l’économie française dans son ensemble subit l’impact de la pandémie et de la fermeture, le marché immobilier semble avoir rapidement repris pied.

En effet, juste après l’assouplissement de l’embargo national strict en mai, la France a connu un intérêt national record pour l’investissement immobilier, selon une analyse du marché immobilier français publiée en juin par les Notaires de France (organisme regroupant les notaires français à l’échelle nationale).

L’une des raisons, selon le rapport, est que la propriété garantit à l’acheteur une sécurité qu’il ne peut pas facilement trouver dans d’autres investissements.

Mais le pic des ventes a également été stimulé par des transactions qui avaient été initiées avant la fermeture du marché en mars, selon le rapport. Alors, avec les temps incertains qui s’annoncent, tant sur le plan sanitaire qu’économique, quel est l’avenir du marché immobilier en France ?

La hausse des prix à Paris sera moins importante que prévu

Paris a longtemps été la ville de loin la plus chère de France en matière d’achat de biens immobiliers et les prix ont connu une augmentation constante depuis une décennie maintenant.
Le prix moyen au mètre carré dans la capitale est actuellement de 10 593 euros, selon Meilleurs Agent, une agence qui analyse le marché immobilier français. En comparaison, un mètre carré coûte en moyenne 4 980 euros à Lyon, 2 943 euros à Marseille et 2 990 euros à Montpellier, selon l’agence.

Cependant, la crise sanitaire semble avoir mis un frein à la flambée continue des prix dans la capitale, Meilleur Agents prévoyant un taux de croissance compris entre 0 et 2 % d’ici septembre 2021.
Globalement, l’immobilier sera plus cher dans l’ensemble de Paris en 2020, selon le dernier rapport de l’agence, même si la hausse des prix sera inférieure à ce qu’ils prévoyaient avant le choc de Covid-19 (le prix moyen dans la capitale devait dépasser 11 000 euros le mètre carré en 2020).

La banlieue parisienne va devenir plus chère

Les prix de l’immobilier dans la petite couronne devraient augmenter de 9 %, tandis que la grande couronne pourrait connaître une hausse de 6,1 % pour les appartements et de 7,6 % pour les maisons, selon l’analyse des Grands Notaires de Paris.

Les grandes villes populaires en général

Malgré une tendance générale à l’augmentation de l’espace après la fermeture, les villes françaises restent une destination attrayante pour les acheteurs car elles offrent le plus de possibilités d’emploi.

Lyon, la ville la plus populaire après la fermeture

Les chiffres semblent confirmer cette tendance.

Dans leur rapport, les Meilleurs Agents décrivent l’évolution des prix dans les 10 plus grandes villes de France entre le 15 mars et le 1er septembre, en les comparant aux six mois précédents (avant la fermeture).

Les trois seules villes qui ont connu un effondrement général du marché immobilier après la fermeture sont Toulouse, Paris et Marseille.

En moyenne, les prix de l’immobilier à Toulouse, Paris et Marseille ont baissé de 0,5, 0,4 et 0,5 % respectivement dans les six mois qui ont suivi le lock-out, après avoir augmenté de 7,1, 5,1 et 4,1 % dans les six mois qui ont précédé le lock-out.

Dans les sept autres villes, les prix ont continué à augmenter, bien qu’à un rythme plus lent que d’habitude. La plus forte hausse des prix a été enregistrée à Lyon, où les prix ont augmenté de 1,9 % en moyenne au cours des six derniers mois (contre 4,9 % au cours des six mois précédant le blocage)

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