Forte baisse des investissements immobiliers en Italie au 1er semestre

Au cours du premier semestre 2020, selon les données élaborées par Duff & Phelps, la valeur des investissements immobiliers en Italie s’est arrêtée à 3,5 milliards d’euros, enregistrant une contraction significative (-32%) par rapport à la même période en 2019, où ils avaient atteint 5,1 milliards d’euros. Dans ce scénario, Milan a atteint 1,8 milliard d’euros, confirmant le montant de la même période de 2019.

En examinant les différentes classes d’actifs, on constate que les impacts ont été très différenciés : le secteur des bureaux a recueilli plus de la moitié (53 %) des investissements totaux au cours des six premiers mois de l’année, faisant ainsi preuve d’une grande résilience, en vue d’une phase où les effets de l’adoption à grande échelle du travail intelligent entraîneront une profonde remise en question de l’espace et de l’organisation du lieu de travail. Une bonne performance est également mise en évidence par la logistique, tirée par la croissance significative du commerce électronique pendant la période de fermeture, qui atteint 16% de la valeur totale des investissements. Les plus fortes baisses sont observées dans les secteurs les plus touchés par les mesures restrictives, qui peinent à trouver des signes de reprise, tels que le commerce de détail, avec une part de 14 %, et l’hôtellerie, qui ne dépasse pas 12 % du total.

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En analysant l’origine géographique des investisseurs, l’étude montre que, dans le secteur des bureaux, avec une valeur totale de 1,8 milliard d’euros au premier semestre 2020, la part du lion (67%) se situe dans le secteur domestique, suivi de loin par les Allemands, avec une part de 15%, et les Américains, qui représentent 12% du total. En se concentrant sur le secteur de la logistique, les investisseurs italiens et britanniques, avec une part de 30% chacun, se partagent la majorité des investissements, qui atteignent 545 millions d’euros, suivis par les Américains avec 15%. Enfin, les 421 millions d’euros dans le segment de l’hôtellerie proviennent à 61 % d’Autriche, suivie des investisseurs italiens avec 18 % et des investisseurs américains et suisses, tous deux avec 9 %.

 

L’Allemagne, seule exception en Europe

Enfin, une comparaison au niveau européen montre que, parmi les grands pays, seule l’Allemagne a enregistré une augmentation des investissements immobiliers au premier semestre, avec une hausse de +16% par rapport à 2019. Dans les autres pays, les contractions vont de -10% et -15% en France et au Royaume-Uni à -33% en Espagne. En évaluant ces données, il faut également garder à l’esprit que dans les différents pays européens, la courbe épidémiologique a atteint des sommets à des périodes différentes, et en tout cas avec un certain retard par rapport à l’Italie.

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